Les soirées romantiques devant un feu de bois ont un vilain défaut : elles polluent.
La combustion du bois libère dans l’air une centaine de substances toxiques pour l’être humain : particules fines (PM2,5), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), composés organiques volatils (COV) et autres produits irritants.
Ces substances ont été associées à l’aggravation de certaines maladies dont l’asthme, la bronchite, l’emphysème et les maladies cardiaques.
De plus, certaines substances produites par la combustion du bois pourraient être mutagènes ou cancérigènes.
Les particules fines, qui proviennent de diverses sources dont le chauffage au bois, constituent un des principaux polluants atmosphériques tant au Québec qu’à Montréal.
La très petite taille de ces particules (2,5micromètres de diamètre, alors que le diamètre d’un cheveu est de 60micromètres) leur permet de pénétrer profondément dans les poumons.
Elles s'infiltrent alors dans le sang, ce qui explique en partie leurs effets sur le système cardiovasculaire.
La fumée issue de la combustion du bois est nocive pour tout le monde. Certaines personnes y sont toutefois plus sensibles, notamment les jeunes enfants, les personnes âgées et celles qui souffrent de maladies respiratoires ou de problèmes cardiaques.
Les chiffres donnent à réfléchir : chaque année, 1540 décès prématurés seraient imputables à la pollution de l’air sur l’île de Montréal. L’Institut national de santé publique du Québec estime par ailleurs que les particules fines seraient responsables de 6028 cas de bronchite infantile et de 40 449 jours de symptômes d’asthme par année à Montréal.


